Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /Août /2009 11:40
Depuis son adolescence, Henri Giraud a toujours dessiné et pratiqué l'aquarelle. Cet intérêt existait déjà au moment de commencer ses études supérieures et il se traduisit par une hésitation entre la préparation des Beaux Arts (section architecture) et celle des Hautes Etudes Commerciales. Le hasard décida en faveur de la seconde mais la passion ne s'était pas éteinte pour autant car il suivit des cours de dessin chaque soir pendant deux années dans un atelier à Paris. Ensuite, il se lança dans une carrière dans le domaine des Fusions et Aquisitions, où ses fonctions l'amenèrent à beaucoup voyager dans tous les continents. Au cours de ses fréquentes pérégrinations, Henri Giraud emportait toujours avec lui une boite de couleurs et du papier d'aquarelle.

En effet, une des caractéristiques de ce mode d'expression est qu'il ne nécessite pas de matériel lourd et encombrant et donc qu'il peut être pratiqué partout où l'oeil est accroché soit par la beauté d'un paysage, soit par un point de vue intéressant.

Le véritable atelier d'Henri Giraud est l'extérieur : toutes ses oeuvres sont faites dehors ; il en résulte une certaine dépendance des conditions climatiques et surtout de la lumière ; il lui faut ainsi souvent revenir au lieu qui a été repéré pour y être à une heure où l'éclairage, c'est à dire le soleil et les ombres, est favorable à l'inspiration. Une autre particularité de l'aquarelle est la nécessité de travailler vite pour traduire une combinaison fugitive de couleurs ou donner une impression de lumière qui, par définition, se modifie rapidement.

La conjonction de la nécessité d'être rapide avec une disponibilité de temps limitée, du fait d'une activité professionnelle (Directeur Fusions Acquisitions) très intense, se révéla paradoxalement plus comme un moteur de stimulation que comme un frein car elle permettait, dans sa peinture, d'éviter l'ecueil de la pesanteur en obligeant à créer une impression de spontanéité et d'instantanéité. En effet, il n'est pas possible de corriger une aquarelle et ceci contraint soit à réussir soit à détruire, c'est à dire déchirer.

C'est en jouant avec ces impératifs tout au long de sa vie professionnelle, qu'Henri Giraud a su utiliser la dualité de ses inclinations, en utilisant tout moment de liberté, pendant des voyages ou pendant ses vacances, pour paryiquer son passe-temps favori. Il en résulta une production assez abondante qui donna lieu déjà à plusieurs expositions individuelles : trois expositions aux Etats Unis (deux à Larchmont (état de New York) et une à New York City, une exposition au Luxembourg et six expositions en France (à Paris)).

Par Henri Giraud - Publié dans : Quelques mots sur le peintre
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